Comment s’appuyer sur l’intelligence collective pour accélérer l’innovation ?

Date: juin 12, 2020

Par Constant Ondo

J’avais promis à la fin d’un précédent post sur le transfert de connaissances d’expliquer comment, de mon point de vue, l’intelligence collective peut et doit être mobilisée pour accélérer l’innovation.

Nous y voilà.

Le sujet me paraît essentiel à plus d’un titre. D’abord parce que l’innovation est la clé de la survie à long terme d’une entreprise. Ensuite parce que miser sur l’intelligence collective c’est valoriser chaque individu au sein d’une organisation. Et enfin parce que dans ce domaine, l’Intelligence Artificielle peut apporter de la valeur sans remplacer l’être humain.

Et le sujet mérite à mon sens d’être revalorisé en interne. Car la tendance est aujourd’hui à chercher le salut à l’extérieur, via l’Open Innovation ou la co-création par exemple. Mon propos n’est pas de dire que l’innovation doit se pratiquer en vase-clos, bien au contraire. Mais elle ne doit pas non plus être déléguée à des tiers. L’innovation est une « core activity ».

Certains rétorqueront que l’ouverture vers l’extérieur vise surtout à collecter plus d’idées pour nourrir le processus d’innovation interne. Certes. Mais n’oublions pas que la quantité n’est pas synonyme de qualité (les traditionnels brainstorming en sont malheureusement la preuve). Et que les partenaires extérieurs de l’entreprise ne sont pas détenteurs de son savoir-faire.

La bonne nouvelle est qu’il est assez simple de relancer le processus d’idéation en interne. Et cela commence avec les trois principes suivants :

Croire en sa capacité à innover

Si le management, au plus haut niveau, n’est pas profondément convaincu que l’entreprise a en son sein les connaissances et compétences nécessaires pour réinventer ses produits, comment les collaborateurs pourraient-ils l’être ?

Or c’est en partie le message que l’on fait passer lorsque l’on va chercher ses idées chez les start-ups.

Certes, face au besoin impérieux de proposer des nouveautés dans un laps de temps réduit et à l’injonction du « tout numérique », il est tentant d’aller piocher chez de jeunes pousses des briques technologiques à greffer à son offre. Mais votre entreprise n’a-t-elle pas mieux à offrir au marché qu’un énième objet connecté ?

Certes, les départements R&D et marketing peuvent parfois avoir du mal à s’extraire de leur cadre de référence pour proposer des axes d’innovation originaux. Mais n’est-ce pas en partie dû à un problème de cloisonnement de l’information dans l’entreprise ?

Je n’ai pas croisé, dans toute mon expérience, une seule entreprise où la capacité d’innovation s’était tarie. Mais j’en ai croisé plusieurs où elle s’était endormie, l’énergie individuelle ayant cédé face au manque de suivi des projets, et donc de résultats.

Pour la réveiller, le meilleur moyen n’est pas de lancer une boîte à idées ou un projet d’open innovation mais de construire une KMAP (knowledge map) pour mettre en lumière les savoir-faire clés de l’entreprise. C’est LE bon point de départ pour l’innovation.

Établir de nouvelles connexions

Une fois que l’entreprise est convaincue de sa capacité à innover et au clair sur ses domaines d’expertise, que lui faut-il de plus pour déclencher le processus d’idéation et accélérer le passage de l’idée au produit ?

C’est ici que l’intelligence collective entre vraiment en jeu. Mais sous sa forme analytique, si l’on peut parler ainsi. Car si derrière l’idée d’intelligence collective il y a bien l’idée que plusieurs cerveaux sont plus créatifs qu’un seul, activer l’intelligence collective ne se fait pas simplement en mettant plus de personnes autour de la table ou en offrant à des personnes qui ne se connaissaient pas l’opportunité de travailler ensemble.

Activer l’intelligence collective passe par la décomposition de ce qui fait l’intelligence individuelle et la reconstruction d’un nouveau modèle de pensée, à plus large échelle, via la création de nouvelles connexions.

Je m’explique. Nous avons tous à notre disposition des données, des informations et des connaissances que nous utilisons pour comprendre, réfléchir, décider. Lorsque nous sommes sollicités en tant qu’individu pour participer à un projet collectif, nous entrons dans un processus de communication et d’échange dans lequel l’intelligence que nous partageons avec le groupe est incomplète, limitée dans le temps et limitée dans l’espace. Nous ne transmettons que les informations que nous pensons utiles au groupe, à ce groupe, dans le cadre de ce projet précis.

Que se passerait-il a contrario si nous étions capables d’offrir à tout moment, à tous nos collègues, l’ensemble des données, informations et connaissances dont nous disposons sans les pré-analyser ? Nous leur permettrions d’établir des connexions insoupçonnées entre ce qu’ils savent et ce que nous savons. Nous démultiplierions le champ des possibles en matière de créativité.

Simple, me direz-vous, il suffit de mettre en place une solution de knowledge management. Oui et non. Il faut bien sûr un outil pour collecter, enregistrer et partager les connaissances. Mais pour parvenir à décomposer l’intelligence individuelle, étape indispensable à l’émergence de l’intelligence collective, il faut aussi une bonne dose d’intelligence artificielle.

Le traitement du langage naturel, le deep learning et les réseaux neuronaux vont en effet permettre d’aller chercher dans la matière, qui sera toujours partagée avec un biais cognitif, l’élément qui rend la connexion pertinente.

Chacun pourra ainsi accéder à l’intelligence dont il a besoin au moment où il en a besoin pour exercer ses compétences créatives.

Dépassionner le processus de prise de décision

Dernière étape essentielle pour entretenir le processus d’idéation : éviter de passer à côté des bonnes idées parce qu’elles ne seront pas soutenues par les bons leaders d’opinion, ou de leur ôter leur caractère innovant pour cause de consensus mou.

Voter pour une idée est un acte essentiellement subjectif. Sauf à être capable d’évaluer au préalable dans quelle mesure cette idée est réalisable à un coût acceptable, avec un résultat satisfaisant pour le marché, et dans quelle mesure elle sera adoptée par les clients. Et de manière totalement objective bien sûr.

Là encore, c’est l’intelligence artificielle qui va venir en aide à vos équipes en automatisant le processus d’évaluation. Elle leur fournira des arguments solides pour sélectionner le meilleur projet. Comment ? Grâce à des algorithmes basés sur des méthodes scientifiques de résolution des problèmes complexes et de gestion de l’innovation.

Nous avons conçu PICC Software pour vous permettre d’appliquer facilement les trois principes que nous venons d’évoquer. Et notre solution va encore plus loin ; elle accompagne vos équipes de l’idée à la solution pour garantir les résultats. Rendez-vous dans un prochain article pour découvrir comment !

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